Chroniques des oiseaux bavards

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La Dame Oiselle

Lundi 22 juin 2009 1 22 /06 /Juin /2009 11:14
Le soleil se lève, c'est comme s'il sortait de son immense lit bleu après une longue nuit d'amour. Moi, je n'ai rien vu, mais elles me plaisent ces nuits d'amour du ciel et du soleil. J'avance. Parfois, la vie me précède, me tirant et me portant, allègre, douloureuse, inconsciente. D'autres fois, c'est moi qui montre le chemin, très sûre de moi, et je choisis mes caps, et je regarde, cours, dors, découvre et m'exalte de tout ce qui m'attend. Nous allons main dans la main, ma vie et moi, moi et ma vie. Je la prends par la main pour partir avec elle. Un nouveau cap s'est offert à moi et je l'ai suivi. La vie est une chose terriblement importante qu'il ne faut pas gâcher ni vivre à demi. Pendant une année, mes joies et mes tristesses couraient sur ce blog sans craindre les jugements. Pourquoi aurai-je eu peur ? Maintenant, je n'ai plus de temps pour laisser aller mes doigts sur le clavier à raconter le quotidien. Maintenant, le quotidien est à vivre si intensément que je n'ai plus de temps pour ces après-midi lents qui me laissaient tout le loisir de m'étaler.  La création est ailleurs. J'avance vite, très vite. Je sens en moi comme une faim de vivre et je ne me contente pas d'être ni d'exister. Je crois découvrir que nous manquons tous de courage. Le courage d'être ce qu'on voudrait être. Le courage d'être sincère. Et simple. Et fort. Le courage de construire. Et de dévaster. Et de détruire. Le courage de ne pas être d'accord et de le déclarer. Et de protester. Et de renoncer. Je reprends le travail hors de la maison à temps plein. Je ris avec les enfants, je les promène dans la vie. On voit du monde. Beaucoup de monde. Gaspard est à l'école avec son frère, avec sa soeur. Cette école qui n'est pas que ça, qui est bien plus que ça. Et même, je trouve l'audace de laisser mes instincts se manifester, sans masques ni déguisements. 


 
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Jeudi 19 mars 2009 4 19 /03 /Mars /2009 10:45
Merci de vos messages.... Je vais bien, et les oisillons aussi. Malo a soufflé ses 5 bougies, dans la joie. Il dit : "Romane c'est ma femme et Uma c'est ma copine amoureuse." Il demande du "gratin de chinois" pour que je lui prépare un bon gratin dauphinois, et il est très content ! Gaspard grandit, il dit : "maintenant, j'ai assez bu le lait de maman, je veux boire du lait dans le verre". La miss Anna vit sa vie de fille avec ses copines et se fait des couettes tous les matins !

Je travaille à l'extérieur de la maison, et cette nouvelle activité me prend beaucoup d'énergie. Alors, évidemment, je manque de temps. Alors. Je me centre sur eux, sur moi. Surtout sur moi, avouons le, mais ça me fait un bien fou !

Qu'est ce que c'est que ce boulot, hein ? Je coordonne la campagne électorale
d'Europe Ecologie en Savoie pour les élections européennes de juin prochain.

Je reviens bientôt, je pense à vous tous.




 
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Lundi 2 février 2009 1 02 /02 /Fév /2009 21:25
En ce moment, je me sens bien, comme délestée du poids de tous ces tourments des derniers mois. L'esprit vagabond mais joyeux, je flâne dans ma vie, et si le contexte est toujours le même, si les tumultes persistent aux entournures, ils ne me bouleversent plus.

J'ai puisé suffisamment de force pour m'en détacher sans les mépriser, pour m'occuper des miens, pour être dans le plaisir de les savoir tout près.
Je peux aborder les difficultés sans jamais être absorbée. Aucun conflit, aucune comparaison, aucune jalousie, aucune compétition, aucune rancune, aucune évaluation, aucun préjugé, aucun danger, aucun mensonge, aucune violence, aucune blessure. Je ne vois rien de tout cela partout autour. Je profite heureuse des moments d'amitié, des plaisirs conviviaux, des temps simples en famille. Je n'appréhende pas les rencontres à venir, les retrouvailles espérées, les projets qui s'annoncent. Je reprends le chemin et peux avancer dans la paix. Je sors sereine du supplice des ciels noirs et carnassiers, et je cherche patiemment les couleurs intuitives des pétales des fleurs du jour, l'harmonie des pigments. Juste capturer l'instant, et la beauté de ceux qui sont là. 

De la tempête, il ne reste rien que quelques fragments tenus, des ossements magnifiques. Le temps peut bien reprendre son cours tranquille, je laisse la vie me raconter sa plus magnifique histoire. Peut-être le ciel ne vaut pas seulement par la ponctuation lumineuse du soleil, mais dans son ensemble. Les nuages gris et lourds sont là pour faire aimer le bleu et le rose du firmament. Oui, en ce moment, je suis bien et jai confiance.


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Samedi 24 janvier 2009 6 24 /01 /Jan /2009 08:09
Délaissant les messages politiques, malheureusement alarmistes, qui n'attirent pas  les commentaires, je m'en viens aujourd'hui proposer un billet tout doux pour raconter la jolie histoire d'un cadeau de saison. C'était un jour maussade d'hiver et je promenais ma souris cliquetante sur la grande toile mondiale. Je prenais des nouvelles des unes et des autres, comme à l'accoutumée, parce qu'il arrive que souvent, occupée à une tâche toute quotidienne, je m'inquiète pour une telle qui se cache derrière un des blogs que j'aime à visiter. J'ai été, au départ, étonnée et plutôt déstabilisée par mes épanchements. Mais j'assume fort bien désormais mon empathie sincère et très vive pour des connaissances que d'aucuns qualifieraient de purement virtuelles.

Je flânais donc et m'arrêtais chez celle ci dont j'aime particulièrement contempler les tenues faites de ses mains agiles, moi qui ne sais même pas coudre l'ourlet d'un pantalon, moi qui aime tant la laine, moi qui nourris l'espoir silencieux d'apprendre à tricoter.

Elle proposait donc ce jour là un bonnet vert de lutine coquine et j'apposais au bas de son oeuvre une empreinte enjouée. J'imaginais très bien mon caillou coiffé de ce couvre chef magnifique, quand bien même la polaire sied aux cheveux afro, alors que les miens  sont raides et lisses comme des baguettes.

La fée couseuse m'a prise au mot et j'ai reçu hier un petit paquet qui contenait, rien que pour moi, devinez quoi ?


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Mardi 20 janvier 2009 2 20 /01 /Jan /2009 14:42
J'aime beaucoup cette vidéo que m'avait proposée La Belle au Blé Dormant il y a quelque temps. Aujourd'hui, je décide de partager...




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Vendredi 16 janvier 2009 5 16 /01 /Jan /2009 14:16

Une matinée d'hiver ensoleillée, quand la neige fond doucement et laisse sa place au vert des herbes endormies par le froid, peut se transformer avec un peu d'audace en un moment rempli de petits riens et nous donner le goût du bonheur. Avec les enfants, je peux oublier l'angoisse du vide et de l'ennui, je peux dépasser tous ces détours que j'emprunte  pour me retrouver face à moi même. Auprès d'eux, je chemine doucement vers la vie, depuis leurs yeux sans cesse curieux et étonnés.
Ce matin, nous étions trois à avoir pris le parti de traverser les heures comme des flâneurs, des collectionneurs de regards. Nous étions trois très heureux de rendre visite à notre voisin, à notre ami qui me rapelle souvent la Jeanne d'une chanson.



De ces moments, il reste un sentiment de bien être, et en images des souvenirs précieux comme de l'or, quelques pas de plus dans une vie où tout est à découvrir et à vivre. En voici quelques unes, égrainées au cours de notre virée joyeuse.






























































De retour à la maison, on est un peu fatigués. Mais en attendant que le repas soit prêt, on a encore la force de s'improviser Picasso, et c'est beau.

























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Lundi 12 janvier 2009 1 12 /01 /Jan /2009 14:06

Par le sport, l'homme se libère de lui même. Il a bien de la chance. Je ne suis pas une sportive, pas une compétitrice. Je ne sais pas me vider l'esprit et compter sur mes seules ressources corporelles. Je ne sais pas me délester de mes soucis pour goûter une cession intense de dépassement de mes capacités physiques, pour le seul plaisir de l'effort, de la lutte, ou même du jeu. Je trouve que le "sport pour le sport" est un temps perdu, un temps superflu et même creux. C'est probablement seulement un temps que je n'ai pas appris à aimer, à connaître. J'admire certains amis qui se lèvent à l'aube et le sourire aux lèvres à l'idée de leur journée sportive. Je sais aussi à quel point je me sentirais ridicule sur des skis alpins, ridicule sur un vélo de compétition. Tellement pas à ma place. J'ai envie d'apprendre à danser le folk depuis plus d'années que n'en comptent les doigts de ma main, mais je n'ose pas me lancer. J'ai envie de balades tranquilles dans la neige avec ou sans raquettes. J'ai envie de ski de fond dans les traces, juste pour l'osmose avec les éléments naturels. Je ne me lance pas. Seule, je ne peux pas. J'aurai besoin d'un autre de mon acabit. Mais en Savoie nous sommes des bêtes rares, car c'est un comble : nous vivons dans une région de sportifs. Ils sont partout, coureurs, grimpeurs, skieurs, cyclistes. A chaque coin de rue ici se cache un sportif et sa famille. Et puis il y a les enfants. Je regarde les enfants de nos amis sportifs qui jubilent comme leurs parents à l'idée d'une sortie en survêtement et baskets, ou en bonnet et combinaison. Puis je me retourne doucement vers mes bambins et je les entends râler de loin, pleurnicher à l'idée de l'effort demandé. Je me dis que les balades en raquettes pour les écouter se plaindre... Alors, ce sera dans une autre vie. Ou bien quand ils seront suffisamment grands pour se garder tout seuls. En attendant, mon corps me crie de faire quelque chose, d'arrêter de rester assis devant ce pécé que je ne supporte plus. J'ai souffert à l'adolescence d'être une grenobloise qui ne savait pas skier. Alors, nous avons décidé que nos enfants apprendraient à skier. Qu'ils auraient cette chance là. Chaque samedi, ils prennent des cours. Des cours pour réparer mes incompétences et mes insuffisances.









































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