Jeudi 10 avril 2008
Et la vie poursuit sa route, vaille que vaille, oubliant peu à peu le fatidique sablier, ce calculateur impénitent. Je
préfère, impuissante, le maintenir en un lieu écarté, le condamner pour longtemps à la relégation et souligner l'essentiel, me centrer sur les fondamentaux, qui se jouent là, sous mes yeux encore
sombres mais à nouveau délicieusement émus. Je suis seule avec eux pour quelques jours, alors, parce qu'ils sont les branches de mon arbre, je choisis de prendre le temps de les aimer, de ne
nourrir ni celle
ci ni celle là.
Anna rentre de l'école les poches pleines de petits papiers pliés, des petits mots comme des secrets qu'elle sait lire. Je sais lire, maman, je suis si fière de moi. Et je sais aussi parler anglais, hand et head, pig et fish. Malo me régale de ses acrobaties verbales, de ses pirouettes de mots, de son amour qui déborde. Gaspard marche chaque jour un peu mieux, son sourire est toujours celui d'un ange. Je mesure ma chance, et sa fragilité.
Anna rentre de l'école les poches pleines de petits papiers pliés, des petits mots comme des secrets qu'elle sait lire. Je sais lire, maman, je suis si fière de moi. Et je sais aussi parler anglais, hand et head, pig et fish. Malo me régale de ses acrobaties verbales, de ses pirouettes de mots, de son amour qui déborde. Gaspard marche chaque jour un peu mieux, son sourire est toujours celui d'un ange. Je mesure ma chance, et sa fragilité.
Vos petits mots