Chroniques des oiseaux bavards

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Vendredi 13 février 2009 5 13 /02 /Fév /2009 14:18
C'est la joyeuse histoire d'une portée de bébés cochons d'inde nés à l'école le premier jour de l'an neuf, qui sitôt sevrés trouveront leur place dans des familles d'adoption grâce aux arguments convaincants d'enfants bien décidés ... C'est l'histoire de Tempête, arrivée il y a quelques jours, et très choyée par les petits d'ici.























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Jeudi 12 février 2009 4 12 /02 /Fév /2009 20:44
Pendant tous ces jours où je déserte ma hutte, pendant tout ce temps, alors qu'une porte ouverte me claque au nez encore une fois et que je me sens tellement affectée par cette absense, alors que je visite les blogs amis auxquels je suis si attachée, sans pourtant laisser de marque de ma présence secrète parce que j'ai besoin de prendre un peu de distance avec la vie derrière l'écran... Alors que Gaspard met son petit-jama tous les soirs, qu'il joue aux petit-nosaures avec son frère et sa soeur, qu'on lit de petits livres, qu'il aime prendre son petit bain et faire un petit pipi dans les toilettes parce qu'il enlève sa petite couche...  Alors que Malo s'en fiche de mourir parce que comme ça Kenzo ne pourra plus l'embêter à l'école, alors que Malo échange son lit d'enfant contre un lit mezzanine de grand... Alors qu'Anna sait se montrer persuasive par delà les limites de la raison de ses parents et que nous accueillons avec joie un nouvel habitant qui s'appellera Tempête pour faire écho à notre lapine Neige en vue d'une belle tempête de neige... Alors que la neige recouvre doucement la Savoie, que nous profitons de temps choisis avec des amis précieux... Alors que je ne cesse les allers-retours jusque chez mon père pourtant à une centaine de kilomètres de la maison, alors que je m'occupe de ses vieux jours de mon mieux, que je l'aide au quotidien... Alors que je retrouve un emploi et que je jubile de ma chance de décrocher si rapidement le temps partiel rêvé... Alors que la vie par ici suit son cours... Je mettrais des images demain, c'est promis...  


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Lundi 2 février 2009 1 02 /02 /Fév /2009 21:25
En ce moment, je me sens bien, comme délestée du poids de tous ces tourments des derniers mois. L'esprit vagabond mais joyeux, je flâne dans ma vie, et si le contexte est toujours le même, si les tumultes persistent aux entournures, ils ne me bouleversent plus.

J'ai puisé suffisamment de force pour m'en détacher sans les mépriser, pour m'occuper des miens, pour être dans le plaisir de les savoir tout près.
Je peux aborder les difficultés sans jamais être absorbée. Aucun conflit, aucune comparaison, aucune jalousie, aucune compétition, aucune rancune, aucune évaluation, aucun préjugé, aucun danger, aucun mensonge, aucune violence, aucune blessure. Je ne vois rien de tout cela partout autour. Je profite heureuse des moments d'amitié, des plaisirs conviviaux, des temps simples en famille. Je n'appréhende pas les rencontres à venir, les retrouvailles espérées, les projets qui s'annoncent. Je reprends le chemin et peux avancer dans la paix. Je sors sereine du supplice des ciels noirs et carnassiers, et je cherche patiemment les couleurs intuitives des pétales des fleurs du jour, l'harmonie des pigments. Juste capturer l'instant, et la beauté de ceux qui sont là. 

De la tempête, il ne reste rien que quelques fragments tenus, des ossements magnifiques. Le temps peut bien reprendre son cours tranquille, je laisse la vie me raconter sa plus magnifique histoire. Peut-être le ciel ne vaut pas seulement par la ponctuation lumineuse du soleil, mais dans son ensemble. Les nuages gris et lourds sont là pour faire aimer le bleu et le rose du firmament. Oui, en ce moment, je suis bien et jai confiance.


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Samedi 31 janvier 2009 6 31 /01 /Jan /2009 14:56
Olivier Adam - Passer l'hiver - Points, 2005, 167 p.





Présentation de l'éditeur :


Ils sont sonnés, lessivés, cassés. Un souffle suffirait à les faire tomber. Pourtant, les personnages de ce livre possèdent une force intérieure insoupçonnée. Chauffeur de taxi, infirmière, ex-taulard ou vendeuse de supermarché, ils s’accrochent à la vie avec l’énergie du désespoir. Ce sont des invaincus.







Je ne suis pas une inconditionnelle des nouvelles. En règle générale, je les fuis. Mais j'aime l'amie qui m'a conseillé ce petit recueil, et j'aime Olivier Adam. Alors j'ai lu "Passer l'hiver". Des portraits d'hommes et de femmes en plein désarroi, qui s'accrochent à la vie comme ils peuvent. Ce sont des invaincus à la dérive. Des tranches de la vie quand elle est tellement difficile à vivre, et une écriture rédigée à la première personne parce que ça pourrait être mon histoire, ou la vôtre. Une plume lumineuse et juste comme toujours, qui ne veut pas se taire et va à l'essentiel.



Olivier Adam - Des vents contraires - Ed de l'Olivier, 2009, 255p.
Présentation de  l'éditeur :
Depuis que sa femme a disparu sans jamais faire signe, Paul Andersen vit seul avec ses deux jeunes enfants. Mais une année s'est écoulée, une année où chaque jour était à réinventer, et Paul est épuisé. Il espère faire peau neu
ve par la grâce d'une retour aux sources et s'installe alors à Saint-Malo, la ville de son enfance. Mais qui est donc Paul Andersen ? Un père qui, pour sauver le monde aux yeux de ses enfants, doit lutter sans cesse avec sa propre inquiétude et contrer, avec une infinie tendresse, les menaces qui pèsent sur leur vie. Dans ce livre lumineux aux paysages balayés par les vents océaniques, Olivier Adam impose avec une évidence tranquille sa puissance romanesque et son sens de la fraternité.



"La nuit nous protégeait et à ce moment précis j'avoue avoir pensé que les choses allaient redevenir possibles, ici j'allais pouvoir recoller les morceaux et reprendre pied, nous arracher les enfants et moi à cette douleur poisseuse qui nous clouait au sol depuis des mois, à la fin de la maison, les traces et les souvenirs qu'elle gardait de nous quatre, c'était devenu invivable, je ne sortais presque plus et les enfants se fanaient sous mes yeux."

Cette fois encore, la plume dépouillée et précise d'Oliver Adam est la grande responsable de mes nuits blanches, de ces soirées où j'éteins ma petite lumière bien trop tard parce que je ne peux pas refermer le livre que j'ai ouvert. De celles où je voudrais ne jamais terminer ma lecture, pour que le plaisir dure encore un peu.
Un ouvrage puissant. Un roman bouleversant et triste à crever, peuplé d'âmes dévastées avec la Bretagne pour ligne de fond. Saint Malo pour décor, et des rencontres désespérées sur le chemin. Un roman animé par l'énergie du doute et de la culpabilité où l'amour transpire à chaque phrase. L'amour de Paul pour ses enfants m'a émue aux larmes, sa façon de les protéger, de les prendre sous ses ailes cassées par l'absence de Sarah.



Joanne Harris - Vin de bohème - Poche folio, 2002, 517 p.

Présentation de l'éditeur :
Le temps de trois merveilleux étés passés chez ses grandsparents, le jeune Jay Mackintosh a rencontré un homme très mystérieux : Joe. Ce personnage énigmatique transformait la réalité en une fête exubérante. Surtout, il fabriquait un vin particulier dont chaque gorgée était un élixir magique. Joe a disparu et cet univers s'est soudainement évanoui. C'était il y a quinze ans mais son souvenir le hante encore.
Depuis, Jay est devenu un écrivain célèbre. Mais, en panne d'inspiration, il s'adonne volontiers à la boisson... jusqu'au jour où une annonce immobilière le conduit sur les traces de son passé. Le château à vendre ressemble étrangement à un lieu que lui avait décrit son ami.




Une histoire racontée aussi par une bouteille de vin... Franchement, ça commençait bien ! Joanne Harris est agréable à lire, je parcours ses romans comme je partirais en vacances. J'entre à pas feutrés dans ces ambiances bohèmes un peu magiques qu'elle sait faire vivre avec des mots toujours simples. Je voudrais bien y être aussi. Un roman juste pour le plaisir.


Alice Ferney - Paradis conjugal - Albin Michel, 2008, 355 p.


Présentation de l'éditeur :
Pour la énième fois, Elsa, mère de famille, 4 enfants, regarde le DVD de Chaînes conjugales, le classique de Mankiewicz. La veille, son mari l a prévenue qu il ne rentrerait pas dans une maison où sa femme regardait en boucle depuis trois mois le même film. L'histoire de 3 amies qui en attendent une 4e. A l'instant d embarquer pour une croisière, elles reçoivent de la retardataire, une lettre qui gâchera leur journée. Cette dernière les informe malicieusement qu'elle quitte la ville avec le mari de l'une d'entre elles, les projetant pour plusieurs heures dans l'angoisse, les soupçons, la jalousie...
Elsa regarde le film avec deux de ses aînés dont les réparties fusent, corroborant ses appréhensions les plus intimes. Les héroïnes du film lui tendent un miroir, véritable révélateur de sa situation conjugale, dans lequel elle se projette. Elle finit par céder aux larmes, à l'apitoiement, puis au désir de reconquête de ce mari qui ne revient toujours pas...
Comment un film peut être le révélateur d une situation conjugale, comment peut-on arriver à analyser sa situation à travers une fiction, comprendre que l'amour ne se vit pas à travers les autres mais dans la réalité ? Amour, désamour, non-dits, malentendus, lassitude, désir, peur de la solitude... Alice Ferney explore avec beaucoup d intelligence, de sensibilité et de subtilité les variations du sentiment amoureux dans le couple, comment s inventer le pire pour renaître à l amour.



Un monologue autour de « Chaînes conjugales » de Mankiewicz. Un livre écrit comme une introspection, un retour sur soi. Alice Ferney, qui est vraiment une romancière du sentiment amoureux, nous offre un dialogue intérieur, entrecoupé par la réalité de l'histoire qui défile sur l'écran : aux scènes du film s'enchaînent des images de la vie d'Elsa et Alexandre. C'est un roman très intimiste sur lequel je ne parviens pas bien à poser de mots. Toute en finesse, toute en subtilité, Alice Ferney s'interroge et nous interroge sur la solidité du mariage, la fragilité et la force du couple,  l'amour conjugal. Un roman que j'ai aimé lire, mais qui pourtant m'a agacée très souvent. Probablement un peu trop conventionnel à mon goût dans ses analyses.

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Lundi 26 janvier 2009 1 26 /01 /Jan /2009 13:52
Dimanche matin. L'âme s'éveille, on prend le temps d'ouvrir un oeil après l'autre avant de se lever, puis on ouvre les volets sous le soleil (la tempête, c'est pour les autres). L'horizon, tout près, nous offre le panorama enneigé du massif des Bauges comme un gâteau délicieux dont on aimerait goûter la saveur. Il existe des lieux où il est encore possible de se frotter en intensifiant d'autant notre sensation de vie. Des lieux qui l'hiver sont comme un terrain de jeux blanc immaculé. Alors, une force inexplicable nous jette hors de la maison, pour ne pas égratigner le dernier jour de la semaine.

On met en vrac dans un sac : du pain, du beurre, quelques tranches de jambon, des oeufs durs, un morceau de Beaufort, des pommes, de l'eau et surtout une bonne bouteille de blanc de Savoie. On pense à l'opinel, aux verres, au tire bouchon, aux bonnets, aux gants. On n'oublie surtout pas les lunettes de soleil. On monte tous en voiture en chantant des chansons et on roule à peine 20 minutes. On se suit en auto avec nos copains parce que, vraiment, c'est plus rigolo. Et puis on arrive là... Et puis on passe cette journée là.... On se dit que vraiment, on habite une chouette région.

Dans les rôles principaux :

- Anna la belle en rose.
- Malo et les jumeaux Hippolyte et Simon : les trois brigands inséparables.
- Gaspard se marre.
- deux mamans en mode trèèès cool.
- deux papas qui font des batailles de boule de neige pires que leurs fils et imitent très bien les gars du cru.
- Et naturellement, Comanche, le bonhomme de neige punk.

Parce qu'il n'est jamais superflu de rappeler que le bonheur est toujours là, à portée de main. Oui, le bonheur n'est jamais plus loin que ça les jours où l'on sait bien regarder.


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Samedi 24 janvier 2009 6 24 /01 /Jan /2009 08:09
Délaissant les messages politiques, malheureusement alarmistes, qui n'attirent pas  les commentaires, je m'en viens aujourd'hui proposer un billet tout doux pour raconter la jolie histoire d'un cadeau de saison. C'était un jour maussade d'hiver et je promenais ma souris cliquetante sur la grande toile mondiale. Je prenais des nouvelles des unes et des autres, comme à l'accoutumée, parce qu'il arrive que souvent, occupée à une tâche toute quotidienne, je m'inquiète pour une telle qui se cache derrière un des blogs que j'aime à visiter. J'ai été, au départ, étonnée et plutôt déstabilisée par mes épanchements. Mais j'assume fort bien désormais mon empathie sincère et très vive pour des connaissances que d'aucuns qualifieraient de purement virtuelles.

Je flânais donc et m'arrêtais chez celle ci dont j'aime particulièrement contempler les tenues faites de ses mains agiles, moi qui ne sais même pas coudre l'ourlet d'un pantalon, moi qui aime tant la laine, moi qui nourris l'espoir silencieux d'apprendre à tricoter.

Elle proposait donc ce jour là un bonnet vert de lutine coquine et j'apposais au bas de son oeuvre une empreinte enjouée. J'imaginais très bien mon caillou coiffé de ce couvre chef magnifique, quand bien même la polaire sied aux cheveux afro, alors que les miens  sont raides et lisses comme des baguettes.

La fée couseuse m'a prise au mot et j'ai reçu hier un petit paquet qui contenait, rien que pour moi, devinez quoi ?


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Vendredi 23 janvier 2009 5 23 /01 /Jan /2009 08:20

D'accord, d'accord, j'en rajoute un peu et c'est pas tout à fait joyeux. D'ailleurs en lisant ce billet  aujourd'hui vous pestez en vous disant que je suis un brin agaçante avec mes prophéties morbides. Tant pis.

Certains jours j'y crois. Je crois qu'on s'en sortira peut-être. Le reste du temps... j'ai très peur pour demain. 


Documentaire environnementaliste de 90 minutes, “Sous les pavés … la Terre” survient, dans un contexte devenu très déprimé, comme une bouffée d’esprit rebelle, mais sans caricature ni vaine orientation.


Naviguant entre constats alarmants et propositions concrètes dans les domaines de l’agriculture, du transport et de l’habitat, ce film incite à la réflexion de chacun d’entre nous et, plus encore, à une profonde refondation de nos modes de vie.


Paysans, artisans, ingénieurs, scientifiques, philosophes et politiques, ce film expose leurs combats, face aux sarcasmes de leurs pairs, aux pesanteurs des administrations, à la frilosité des banques et des assurances, aux lobbies ne voulant renoncer à leurs confortables avantages…





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