Lundi 20 octobre 2008
1
20
/10
/Oct
/2008
20:07
Je manque probablement d'originalité... Soit. Mais j'ai aimé ce film, ses femmes
irrésistibles, ses dilemmes... un moment jubilatoire qui fait un bien fou !
5
Jeudi 16 octobre 2008
4
16
/10
/Oct
/2008
13:37
Connaissez vous la confiture de pommes ? Un pur délice ! Elle est devenue chez nous une
coutume automnale en même temps que les châtaignes au four (viendra le jour où nous aurons une cheminée, et alors là, les châtaignes seront encore meilleures !), que les cueillettes de tous les
trésors qu'octobre nous réserve dans les bois.
On commence par éplucher, épépiner et couper en morceaux nos belles pommes
:
Et c'est parti ! Je n'ai pas de balance, je ne suis pas tellement portée sur les
comptes, j'aime que ce soit simple, et surtout je crois en ma chance, donc je dose au hasard : les pommes + le jus d'un citron + de l'eau + du sucre + du sucre vanillé. Je dispose le tout
dans mon chaudron, je laisse cuire à feu doux, une bonne heure en mélangeant souvent pour que ça ne caramélise pas ...
Je vous laisse imaginer l'odeur qui se répand dans toute la maison petit à petit ...
Anna m'a largement secondé cette année, allant même jusqu'à aider à la stérilisation des pots, les retournant avec aplomb sans jamais craindre de s'y
brûler les doigt !
Aujourd'hui elle est partie très fière pour l'école, sous le bras un gros pot de confiture
pour le goûter, avec la ferme intention de raconter aux copains son mercredi après-midi si utile pour toute la famille qui se régalera chaque matin d'hiver d'une tartine de pain accompagnée de
beurre salé et de confiture de pommes !
11
Mardi 14 octobre 2008
2
14
/10
/Oct
/2008
13:55
Dès le réveil samedi matin, j'ai senti la bête roder, lancer ses petits appels sournois
tout au fond de moi. J'ai pesté contre la malchance, sachant pourtant que la longue discussion de la veille n'était peut-être pas étrangère au malaise qui pointait. Je n'ai pas hésité très
longtemps, avalant un breuvage que j'espérais magique, ma journée serait donc celle que j'avais prévue : la participation à la
grande tétée puis la soirée des retrouvailles avec les anciens copains du
collège.
J'ai pris la route vers ce rendez vous si particulier sans aucune peur, probablement parce que je suis lucide et confiante sur mes 30 ans. J'ai suivi les indications proposées par Blandine que
j'admirais tant. J'ai gravi les escaliers qui menaient jusque chez elle. J'ai frappé, elle a ouvert la porte et derrière elle deux petits bonshommes sont apparus en curieux. Je l'ai embrassée en
riant de joie : elle était aussi belle et fraiche qu'avant. Dès ce moment, j'ai su que j'étais à ma place avec elle, avec eux, même si je me sentais malade depuis le matin. Le temps de
saluer toute sa petite famille que déjà Thiphaine était là avec la sienne. Elle souriait entre les larmes de la surprenante nouvelle qu'elle venait d'apprendre. Mais elle a choisi la gaité légère
qui à l'époque la caractérisait tellement. Ce soir, les papas s'occuperaient de leurs marmots.
On est parties en sautillant comme des adolescentes vers le petit troquet qui n'attendait que nous pour entrer tout à fait dans son samedi soir. Stéphane et Louis sont arrivés peu après. j'avais
été un peu amoureuse de l'un, comme on peut aimer quand on a 14 ans. Il ne manquait plus qu'Olivia. Je me souviens comme j'étais attachée à elle, comme elle était vraie et sincère.
Une fille entière. Elle qui avait retapissé les murs de sa chambre d'adolescente avec des posters d'Alberto Tomba, et moi je ne
savais pas qui c'était...
Pourquoi se perd on de vue ? Qu'est ce qui nous éloigne un jour ? Samedi, je me suis sentie forte auprès d'eux qui sont un bout de ma jeunesse. J'étais étrangement bien, comme si c'était toujours
aussi évident. Je les trouvais grandis, presque rassurants. Je suis peut-être un peu trop sentimentale. Les bières coulaient autant que nos mots, on avait des années à se raconter, nos parcours,
nos enfants et nos choix. J'ai pris une photo, une seule, sur laquelle je ne figure donc pas. Ils sont tous tels que je me les
rappelais, ils suivent juste leur chemin qui n'a pas croisé le mien depuis tout ce temps. Je suis rentrée tôt, pour passer une nuit fiévreuse et agitée, mais c'était bon d'avoir été près d'eux
pour quelques heures.
5
Lundi 13 octobre 2008
1
13
/10
/Oct
/2008
11:29
La Dame Oiselle a une angine, et c'est rien de le dire...
D'abord, elle a été obligée d'écourter sa soirée de retrouvailles avec ses copains de collège, qu'elle n'avait pas vus depuis 15 ans et qui, soit dit en passant, sont aussi jeunes et beaux
qu'à l'époque... Elle était frustrée la dame oiselle, très frustrée !
En plus, chacun sait qu'une mère de famille de jeunes enfants ne doit pas tomber malade. C'est impossible. Impossible ? D'accord, d'accord ...
11
Vendredi 10 octobre 2008
5
10
/10
/Oct
/2008
14:14
J'ai toujours pensé qu'il était bien étrange de chercher à retrouver d'anciennes connaissances, des amis perdus de vue. La vie nous sépare, et puis on change de route. Alors. Qu'est ce qui pousse
à renouer avec les bouts d'une existence poussiéreuse ? Pourquoi rétablir des relations interrompues par le cours d'un temps révolu ? C'est un peu inquiétant, bousculer le temps pour rendre
à la vie un souffle trépassé. Et pourtant. Il a suffi d'une inscription curieuse et amusée sur ce site pour que tout s'enchaine et me ramène d'un bon fulgurant vers mes années de collégienne que mon esprit fuit consciencieusement.
Alors demain, j'ai un RDV un peu spécial.
De mes 15 ans... Je me rappelle une jeune fille très paumée qui voulait qu'on l'aime à tout prix. Séduire sans contrôle pour être aimée vraiment. Je me souviens des excès souvent inconséquents
que je préfère taire, des cours soporifiques et ennuyeux auxquels je n'allais plus. J'ai encore sur la langue le goût sucré des demi-citron, le temps des belotes et des après midi passés au
troquet. J'ai dans un coin de ma tête la saveur de la roulée du matin à l'arrêt de bus. Je me souviens. Des
airs fredonnés tout le temps. De la grande question de savoir qui organiserait une fête samedi soir. De la
brutalité de mon redoublement. Des cours de maths qui n'en finissaient plus, les yeux rivés sur ma montre à compter les secondes. Je me souviens de la prof de russe qui faisait de son mieux. Le
prof d'histoire-géo que j'aimais bien. Je me souviens de Balzac dans le texte. Déjà, je lisais pour ne pas me perdre trop loin.
Demain soir, j'ai un RDV un peu spécial. Mais sauront-ils tous voir que je n'ai plus 15 ans depuis déjà longtemps ?
14
Lundi 6 octobre 2008
1
06
/10
/Oct
/2008
13:44
Prendre la poudre d'escampette la semaine à peine achevée, enfiler à la va-vite des
vêtements chauds, fermer la porte de la maison et filer en riant... Rouler heureux de cette échappée belle, traverser les vallées encaissées et hostiles de la Maurienne, jouer aux devinettes ou à
"ni ou ni non". Laisser les montagnes s'ouvrir puis s'émouvoir de ces vues majestueuses qui s'offrent peu à peu. Arriver à
Bessans à la nuit tombée, tout en haut, au plus près des Alpages. Retrouver les copains,
s'installer dans la chaleur apaisante du poêle, les enfants autour. Grignoter un bout de fromage encore plus goûteux avec son petit verre de rouge, et s'endormir sereins. Au petit matin, imaginer
les premiers flocons comme un signe de bienvenue. Courir et jouer dans la neige, rentrer les joues rouges de plaisir et de froid, réchauffer les enfants et les pantalons près du feu. Ecouter
notre amie conter l'histoire des siens, nés ici en Haute Maurienne, la laisser nous guider sur les terres de ses ancêtres, grisés de paysages superbes, de soleil et de vent.
13
Vendredi 3 octobre 2008
5
03
/10
/Oct
/2008
10:58
Parce que c'était tellement bien la semaine dernière, et parce qu'on veut la vivre
absolument, on ressort les sacs à dos, on entasse polaires et grosses chaussettes en laine, on prend les mêmes et on s'en va par là saluer les marmottes...
Bon week-end à tous !
8
Vos petits mots