Chroniques des oiseaux bavards

...
Lundi 12 janvier 2009 1 12 /01 /Jan /2009 14:06

Par le sport, l'homme se libère de lui même. Il a bien de la chance. Je ne suis pas une sportive, pas une compétitrice. Je ne sais pas me vider l'esprit et compter sur mes seules ressources corporelles. Je ne sais pas me délester de mes soucis pour goûter une cession intense de dépassement de mes capacités physiques, pour le seul plaisir de l'effort, de la lutte, ou même du jeu. Je trouve que le "sport pour le sport" est un temps perdu, un temps superflu et même creux. C'est probablement seulement un temps que je n'ai pas appris à aimer, à connaître. J'admire certains amis qui se lèvent à l'aube et le sourire aux lèvres à l'idée de leur journée sportive. Je sais aussi à quel point je me sentirais ridicule sur des skis alpins, ridicule sur un vélo de compétition. Tellement pas à ma place. J'ai envie d'apprendre à danser le folk depuis plus d'années que n'en comptent les doigts de ma main, mais je n'ose pas me lancer. J'ai envie de balades tranquilles dans la neige avec ou sans raquettes. J'ai envie de ski de fond dans les traces, juste pour l'osmose avec les éléments naturels. Je ne me lance pas. Seule, je ne peux pas. J'aurai besoin d'un autre de mon acabit. Mais en Savoie nous sommes des bêtes rares, car c'est un comble : nous vivons dans une région de sportifs. Ils sont partout, coureurs, grimpeurs, skieurs, cyclistes. A chaque coin de rue ici se cache un sportif et sa famille. Et puis il y a les enfants. Je regarde les enfants de nos amis sportifs qui jubilent comme leurs parents à l'idée d'une sortie en survêtement et baskets, ou en bonnet et combinaison. Puis je me retourne doucement vers mes bambins et je les entends râler de loin, pleurnicher à l'idée de l'effort demandé. Je me dis que les balades en raquettes pour les écouter se plaindre... Alors, ce sera dans une autre vie. Ou bien quand ils seront suffisamment grands pour se garder tout seuls. En attendant, mon corps me crie de faire quelque chose, d'arrêter de rester assis devant ce pécé que je ne supporte plus. J'ai souffert à l'adolescence d'être une grenobloise qui ne savait pas skier. Alors, nous avons décidé que nos enfants apprendraient à skier. Qu'ils auraient cette chance là. Chaque samedi, ils prennent des cours. Des cours pour réparer mes incompétences et mes insuffisances.









































Ecrire un commentaire - Voir les 19 commentaires
Mercredi 7 janvier 2009 3 07 /01 /Jan /2009 14:24
Claude Ponti - Les pieds bleus (Points, 253 p.)

J'aime les univers de Ponti dont je lis les ouvrages pour enfants avec délectation. Lorsque j'ai découvert par une amie qu'il s'était essayé aux romans pour adultes, j'ai jubilé ! Et je n'ai pas été déçue. Ce livre violent mais drôle m'a émue aux larmes ; je devenais Hercule en lisant son histoire. Hercule a dix ans. Il vit dans la campagne française des années 60. Il occupe son temps entre l'école, la maison et les instants de liberté avec son copain Laclope. Tous deux s'inventent des histoires extraordinaires et s'auto-proclament membres de la tribu indienne des Pieds Bleus. Entre farces et punitions, les deux garçons apprennent à grandir. Ce livre pourrait se résumer ainsi. Pourtant, dès les premières lignes on comprend que ce récit va nous raconter tout autre chose.
Ponti.... Oui, définitivement ! Parce qu'une plume de talent, c'est une plume qui garde son talent quelque soit le genre de digressions littéraires auxquelles elle se frotte, n'est ce pas !

Présentation de l'éditeur : "Hercule n' est nulle part en sécurité. Ni chez lui, ni à l' école. Insultes, agressions sexuelles, humiliations, châtiments corporels, la violence perverse des adultes semble infinie. Ce n' est rien, juste une enfance ordinaire, à la campagne, en France, au début des années soixante. Avec son meilleur ami, Hercule invente une société secrète. Ensemble, ils mènent une vie libre et sauvage, et ne se soumettent qu'en apparence à l'ordre établi. Mais une découverte va bouleverser leur existence et celle des habitants du village. Réveillant des passions qu'on croyait mortes, les Pied-Bleus mettent le feu aux poudres et provoquent un feu d'artifice."





Flore Vasseur - Une fille dans la ville : New-York, Paris, Kaboul, etc. (Le livre de poche, 186 p.)


Le premier roman d'une jeune femme née en 1973 à Annecy, en Savoie. Peut-être est ce pour ces raisons que j'ai voulu lire ce livre (après tout, je vis en Savoie et je suis née à la même époque qu'elle..) ?
Et bien : j'ai été très déçue ! Présenté sous la forme d'un journal de bord chronologique, de la fin des années 90 à l'hiver 2005, ce roman débute en pleine euphorie Internet et de sa bulle spéculative. L'héroïne, fraîchement sortie de sa promo HEC, s'apprête à gravir les marches du succès dans une grosse boîte du CAC 40, "dents allongées" et "regard durci". Ce roman n'est au final qu'succession de rebondissements qui manquent d'approfondissement. On a parfois la sensation de lire une énumération d'évènements débités à une cadence infernale, sans lien véritable. Les épisodes et les destinations s'enchaînent. L'écriture est quasi clinique, assez sèche et reste en surface. Pour finir, impossible de m'attacher à l'histoire. Il manque une âme.


Présentation de l'éditeur : Enfant du XXIe siècle, l'héroïne d'Une fille dans la ville veut la passion sans attache, la liberté sans devoir, le travail sans contrainte. Paris est trop petit. A New York, en pleine bulle Internet, elle crée son entreprise, travaille et sort beaucoup. Après les attentats du 11 septembre, elle juge ses rêves obscènes. Elle cherche l'amour. De New York à Kaboul, via Paris, Séoul et Mexico, Une fille dans la ville est un road-movie passionnant autour de la folie économique, un tableau terrifiant sur les sentiments amoureux à l'heure de la mondialisation, le roman caustique d'une génération au bord du gouffre.





AM. Homes - Ce livre va vous sauver la vie (Actes Sud, 446 p.)


Voilà un roman réjouissant et jubilatoire, un livre pour "renaître" !  La vie d'un homme riche et boursicoteur à ses heures se décale pour prendre un tour absurde... Et tout devient saugrenu dans une odyssée surréaliste qui se moque joyeusement du décor américain mis en scène ! On pense au monde des frères Coen, un monde burlesque ou le pire est toujours possible, et le meilleur aussi.

Présentation de l'éditeur : Homme d'affaires bientôt quinquagénaire et déjà coupé du monde, Richard Novak ne sort plus guère de sa luxueuse maison qui domine Los Angeles, se consacrant au double entretien compulsif de sa fortune sur Internet et de sa forme physique, confiée - côte ouest oblige - aux soins attentifs combinés d'une nutritionniste et d'un coach personnels. Deux incidents, concomitants et également insolites, viennent un jour le réveiller de l'hygiéniste amnésie qu'il s'est choisie pour existence. Le premier prend la forme d'une intense douleur physique défiant toute tentative de diagnostic. Le second a pour visage celui, inquiétant, qu'offre l'étrange dépression de terrain qui ne cesse de s'approfondir à quelques mètres de sa forteresse californienne... De ce jour, notre homme s'aperçoit avec stupéfaction qu'une ex-mère au foyer déprimée et une star d'Hollywood peuvent avoir mille choses à se dire, qu'un partenariat commercial peut naître entre le financier qu'il est, un vendeur de donuts immigré et un ancien beatnik icône de la contre-culture, que les amitiés ne connaissent de frontières ni ethniques ni sociales, enfin qu'aucun père ne peut décider d'oublier son fils - et inversement. Se risquer à vivre, réapprendre le goût des autres... Et si le salut résidait dans l'aventure très concrètement humaine ?


Dermot Bolger - Toute la famille sur la jetée du paradis (Ed Joelle Losfeld, 535 p.
)

Un roman immédiatement séduisant, écrit comme une fresque émouvante. Dès les première lignes de cette saga familiale, je me suis laissée happer par les capacités de narration de l'auteur. C'est un livre extrêmement  sombre mais qui laisse toujours une place à la lumière. A la fois l'histoire d'une famille irlandaise, mais aussi une autopsie de la première moitié du XXème siècle, avec ses rêves et ses cauchemars atroces. Et si le récit s'assombrit de plus en plus, son ouverture se situe aux portes du paradis : celui d'un manoir bucolique du Donegal où vivent les cinq enfants Goold Verschoyle. On est frappé par la puissance du récit qui mêle petits récits et évènements historiques, et surtout par l'histoire de ces cinq enfants au coeur tendre nés dans un monde de brutes.

Présentation de l'éditeur : En 1915, dans un village du comté de Donegal, au nord de T'Irlande, la famille Goold Verschoyle s'épanouit dans un manoir animé par les rires de Leurs prestigieux invités. Mais le cours de l'histoire menace l'équilibre de ce petit paradis. Dans une Europe déchirée, chacun va devoir affronter son destin. Toute la famille sur la jetée du Paradis suit l'extraordinaire itinéraire de ces personnages impliqués dans les combats pour l'indépendance, la grève générale en Angleterre, les années 1930 à Moscou, la guerre civile espagnole... Bolger, qui s'est inspiré d'une histoire réelle, a superbement recréé une famille dans sa diversité, toujours unie par les rêves, l'amour et la mémoire vive de l'enfance.
Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires
Lundi 5 janvier 2009 1 05 /01 /Jan /2009 14:06
Enfin, nous partons tous les cinq. Nous quittons mon quotidien. Mes rêves sont déjà loin, ma tête est ailleurs. Rouler un peu vers le Sud, vers la peau froissée de la Méditerranée pour s'improviser gardians et gardiens de la maison de mon frère. Nous retrouverons là bas ma mère pour quelques jours et puis les grands parents de Bretagne pour le temps de nos vacances. Je m'étonne avec délice, comme à chaque fois que je quitte la barrière des Alpes, de voir le ciel avaler la terre tous les soirs dans un feu crépusculaire. L'un d'eux s'enroule comme pour digérer un morceau d'ombre. Je m'extasie du dénouement des trajectoires de ces vols d'oiseaux qui se croisent et partent en s'ignorant. La Camargue. Je prends le temps de vivre aussi sans les enfants, les laissant quelques heures auprès de leurs mamie et papi. Retrouver le goût perdu des balades sans eux. Je vagabonde seule sur les chemins. Au bout du silence d'une promenade sans prétexte, j'observe les chevaux et les taureaux. Loin des autres, vient l'introspection, et compter sur mon propre regard. Je prends le temps d'une courte visite à celle-ci. Je m'évade jusqu'à Sète, sur les traces du grand homme, celui que j'admire tellement. Je me recueille même, très émue, sur sa tombe. Pour autant que cela ait un sens. Je respire fort l'air marin, j'accompagne du regard les mouettes grisées, prises dans la gueule du vent. Je renais un peu dans leurs agapes célestes. Parfois, nous cheminons à deux, étonnés du silence tout autour. Ou bien nous allons à cinq. Gaspard ramasse une plume trempée sur les galets. Malo propose une calligraphie éphémère, main dans l'eau, doigts de sable. Les enfants éclatent de joie et courent après les vagues. Je vois les couleurs de l'été dans la robe qu'Anna a absolument voulu porter sur son pantalon. Cette robe que le vent fait s'envoler alors que la mer prend toute sa place en rafales étincelantes et paroles contagieuses. Nous sommes presque apaisés. Tous. Nous rions souvent. Les enfants sont très occupés avec les animaux. Toutes ces vies sous leur responsabilité attentive, tout cet amour à leur donner. C'est très important.
Je rêve d'un mot sonore qui défait le silence docile. Un mot étincelant dans la chair de mon esprit. Un mot définitif et essentiel. Pour toujours avoir le choix. Liberté.
 









































































































Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires
Jeudi 25 décembre 2008 4 25 /12 /Déc /2008 14:06
Nous avons planté deux bougies dans la bûche du dessert... Parce qu'un enfant est né ici le 25 décembre, dans la chaleur de sa maison, au pied du sapin. Un petit garçon souvent gai qui ne s'en laisse pas compter par son frère et sa soeur aînés. Notre petit dormeur toujours prêt à danser, chanter et à nous faire rire soufflait ce midi ses bougies. 



Nous partons quelques jours par ... A l'année prochaine !



 
Ecrire un commentaire - Voir les 15 commentaires
Mercredi 24 décembre 2008 3 24 /12 /Déc /2008 14:14
J'observe le socle des montagnes, comme un coup d'ailes qui ferait le tour de la terre. Mes rêves fleurissent pour ouvrir des pétales intuitifs. Je décide de profiter de la vie immédiate parce que le temps passe sans s'arrêter. Je prends la liberté de le regarder passer, sans culpabiliser. Un caillou dans l'onde du néant. Alors que les très mauvaises nouvelles dévorent tout comme autant d'hécatombes lugubres. Pendant que le sort s'acharne sur la santé de ceux que j'aime parce que le même sang coule dans nos veines. Je redoute ces temps-ci les sonneries du téléphone. Ce cercle infernal cessera-t-il enfin de tourner sur lui même tout autour de nos vies ?

Hier matin, le téléphone a retenti bien trop tôt. Sa sonnerie stridente venait annoncer que le premier homme de ma vie était tombé la veille, qu'il avait passé la nuit nu sur le carrelage de sa salle de bain sans pouvoir se relever. A cette annonce, le sol se dérobait sous mes pieds. Parce qu'alors j'ai senti que le moment que je redoutais depuis de nombreuses années était arrivé. J'ai su, entre ma peur et mon chagrin immense, qu'un autre voyage avait commencé. Qu'est ce qu'on fait d'une personne âgée qui se met en danger simplement à essayer de continuer à vivre encore un peu plus longtemps dans son petit appartement, pour conserver intacts quelques mois de plus les rituels précieux qui rythment une journée ? 
Prétention que de vouloir durer, les bouches voraces du temps viennent nous rappeler que les dés sont jetés depuis le départ. Un jour, bientôt, il ne restera rien de lui, rien d'autre que des souvenirs en dentelle rouge, des éclats de rire, des moments de tendresse. Bientôt, les traces de mon père s'échapperont dans mes larmes mouillées, et seuls mes songes ne le précipiteront jamais dans la toison glacée de l'oubli.

Pourtant, je persiste à chercher le chemin aux portes de moi même, espérant me retrouver au hasard d'un détour. Dans le vide inquiétant de mon isolement, je m'octroie des plaisirs oubliés, des rires et du plaisir pour me retrouver au delà de ces mondes de brumes. Je prends le temps de l'amitié, anneau d'un soleil pâle dans le creux trop sombre de mes mains affamées. Celles qui ont vu à quel point les temps sont troubles me tirent chacune à leur manière vers la vie. Pour m'inviter à une virée cinéma où je rirai à pleins poumons. Pour passer une soirée mémorable entre filles qui se connaissaient déjà toutes à 12 ans. Ou une invitation à un réveillon avant l'heure prenant des allures de joyeuse orgie musicale, danser le folk au son des accordéons diatoniques en buvant trop de vin. Je reçois aussi des paquets merveilleux, je n'ai jamais été aussi gâtée à Noël que cette année... alors que Noël c'est demain. Tous m'entourent et me forcent à l'optimisme, comme la lune qui nous montre toujours sa face lumineuse.

Grâce à eux tous, je retrouve de la force et le ciel se vide petit à petit de ses caillots de sang, la nuit se fissure. Mes choix sont la mémoire de demain. Je me dis que peut-être, ma voix peut faire taire le bruit de la mastication vorace des mauvais échos qui se répandent en ce moment dans ma vie.

Nous avons en nous tant de choses, tant de mondes, de beauté et de pouvoirs. J'ai en moi toutes les routes et toutes les possibilités. Mais il faut du temps pour le comprendre. Il faut se perdre au milieu des tumultes imposés, il faut se battre contre les vents menaçants de tout dévaster pour se défaire enfin de la matière trop lourde et oublier nos envies désordonnées. Pour que mon regard se tourne vers l'essentiel. La route est-elle encore longue pour apprendre à voir et à aimer le principal et rendre le bonheur accessible ?  

Ecrire un commentaire - Voir les 13 commentaires
Dimanche 21 décembre 2008 7 21 /12 /Déc /2008 14:29
Ce matin, pour faire un gâteau à succès dont j'ai déjà donné la recette, je mets à contribution un petit bonhomme dont la vie est toute pleine de frustrations en ce moment. Un bambin très assuré avec sa cuillère en bois, tellement content de pouvoir faire comme un grand, avant de souffler ses deux bougies dans quelques jours.
D'aucuns seront choqués de voir que le gâteau se prépare sur le carrelage de la cuisine... Ceux là n'ont peut-être pas eu deux ans. Ou alors ils ont oublié qu'à deux ans il est très malaisé de mettre tout son coeur à l'ouvrage devant un plan de travail gigantesquement haut. M'accroupir ne me pose pas de souci... Alors travaillons par terre !



Rappel de la recette du gâteau
noisette chocolat blanc :

Avec Gaspard aux fourneaux

- 2 oeufs
- 1 yaourt
- 150 g de farine
- 100 g de sucre
- 1/3 de sachet de levure
- 10 cl d'huile de tournesol
- 200 g de chocolat blanc
- 80 g de poudre de noisette

- Préchauffer le four à 180°
- Dans un saladier, travailler les oeufs et le sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse.
- Ajouter le yaourt, la farine puis la levure. Incorporer l'huile et bien mélanger pour que la pâte soit sans grumeaux.
- Faire fondre le chocolat blanc et l'ajouter à la préparation, ainsi que la poudre de noisette. Mélanger.
- Verser dans un moule beurré.
- Mettre au four pendant 35 minutes.

A l'heure de la sieste de l'apprenti pâtissier, et pendant que le reste de la famille est au ski... Je me prépare un thé de noël, je coupe une tranche de ce gâteau moelleux... Je savoure le silence.

Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires
Vendredi 19 décembre 2008 5 19 /12 /Déc /2008 14:04
Au sortir du lit, ouvrir les volets sur une lumière diaphane. Tendre le creux d'une main encore chaude de sommeil vers ces flocons qui voltigent et qui dansent dans la débâcle du silence matinal. S'émerveiller des dessins blancs sur le sol, des formes éphémères comme d'improbables arabesques laiteuses.


Goûter à ces plaisirs muets avant d'oser nos premiers pas sur la neige, brisant cet équilibre parfait. Et au bout du silence, écouter leurs rires. Juste le temps de faire naître sous leurs doigts Monsieur Blanblanc.






















Le temps d'une promenade joyeuse autour de la maison dans une locomotion un peu originale qui nécessite une entraide fraternelle...



























Oups... Je m'arrête là : j'enfonce mon APN dans ma poche et je riposte. En avant !

 


Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés