Chroniques des oiseaux bavards

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Vendredi 25 avril 2008
Parce que Malo m'épate. Et il n'a que 4 ans !



















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Mercredi 23 avril 2008
Il est des rencontres essentielles pour peu qu'on sache les capturer, puis même les savourer, et, sans jamais trop intellectualiser, en goûter tout le plaisir. Il est des secondes qui prennent tout leur temps, il est des coïncidences qui n'en sont peut-être pas, des rendez vous qu'on n'avait pas pris mais qui bouleversent l'existence, ouvrent de nouvelles voies vers un chemin mieux balisé, comme le phare éclairant sa nuit. Il est des secondes qui deviennent des minutes, des minutes qui n'en finissent plus de se succéder. Il est des sourires encore timides, qui pourtant en disent long sur la joie de se trouver.

Au même moment, un bouleversement survient dans la vie professionnelle de celui qui travaille à l'extérieur pour assurer notre confort matériel, faciliter notre accès au bien être, une opportunité qui nous laisse penser que finalement, on sera savoyards, que c'est en Savoie que nos enfants s'enracineront.

Alors que l'on doute comme jamais, des évènements improbables, des situations imprévues se produisent en chaîne, et tout semble plus simple, tout s'éclaire d'un seul coup. Il est un lieu de vie que l'on découvre, grâce à notre Anna, un endroit comme un jardin fertile et prometteur auquel on s'attache très vite, un cadre en construction que la chance met sur notre route, et on se dit ici c'est possible, oui, ici nous pourrions apporter un peu de nous même, de notre énergie gardée précieusement qui attendait le bon moment pour se répandre. Un lieu et ceux qui le font, une place peut-être auprès d'eux, comme une belle histoire qu'on aimerait écrire avec eux, pour goûter leurs différences, s'enrichir de leur quotidien, leur proposer notre idée du vivre ensemble, notre goût du collectif, notre sens de la vie communautaire et du partage pour laisser une empreinte la plus faible possible de notre passage sur cette terre abimée. Sur le chemin, nous entrevoyons une porte dont on aimerait avoir la clef.






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Mercredi 23 avril 2008
Parce qu'il n'y a pas que les enfants dans la vie, et parce qu'elle sait me mettre l'eau à la bouche à chaque billet, je mets mon tablier le plus beau et m'en vais assaisonner mon blog d'un petit tag gourmand.

Mettre le lien de la personne qui vous a tagué.
Mettre le règlement sur votre blog.
Taguer 6 personnes à la fin de votre billet en mettant leur lien avertir directement sur leur blog les personnes taguées.
Répondre à ces questions :

1. Quel aliment (produit) n’aimez-vous pas du tout ?
Mais les abats évidemment, et tout ce qui contient des pesticides ou qui mettrait trop de pétrole dans mon assiette. En clair, vive le local et le bio.




























2. Nommez 3 de vos aliments-produits favoris ?
La salade, le chocolat, le fromage de chèvre, l'ail, les graines de tous ordres ! Et ça fait 5, et tant pis.

3. Votre recette favorite ?
Sans hésiter, le gratin dauphinois accompagné d'une salade verte type roquette ou pissenlit avec une sauce vinaigrette à l'ail.

4. Votre boisson de prédilection ?
L'eau, et sous une forme plus travaillée : le thé vert parfumé.

5. Le plat que vous rêvez de réaliser, mais que vous n'avez toujours pas réalisé ?
Alors là, je dirais plutôt, ... cuisiner aussi bien que ma belle mère quand elle se met aux fourneaux. Par exemple, son lapin aux pruneaux. Le lapin qu'elle a élevé bien sûr. Si, si, et c'est pas du fayotage.

6. Votre meilleur souvenir culinaire ?
C'est une affaire d'ambiance. Mon meilleur souvenir culinaire est un rendez vous annuel : une grande tablée de copains et d'enfants pour un méchoui champêtre de 2 jours.
































Et je tague ... qui veut bien nous raconter un peu de sa cuisine !
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Lundi 21 avril 2008
Tout avait bien commencé pour un dimanche, une matinée joyeuse et pleine de copains à la foire bio de Savoie, puis un repas dominical léger et printanier, salade reine des glaces aux graines multiples, lentilles, premiers fromages de chèvre aux herbes à faire pâlir de plaisir, pain et vin. La petite tisane digestive s'est imposée, propice à entamer notre sempiternelle discussion autour de la recherche du vivre mieux en dépensant moins, pour éviter de toujours avoir besoin de gagner plus. Le temps gris et pluvieux m'aurait tout droit menée vers une sieste réparatrice, si je n'étais entourée par deux zigues aux envies plutôt festives. J'avais entendu parler qu'une petite troupe de jongleurs ferait son spectacle pas bien loin, et quoi ! Rien de mieux pour un dimanche après-midi qu'un peu de cirque. Comme à l'accoutumée, pas de départ dans la bétaillère sans en remplir les sièges, alors bien sûr qu'on emmène avec nous une copine. Je laissais le merle à sa sieste avec notre tout petit pour mener ma troupe de 3 gais lurons vers un dimanche qui leur conviendrait.

Le petit chapiteau bleu et blanc était dressé, bien en place dans le vaste champ de pâquerettes, de pissenlits en fleurs, de trèfles emmêlés. Il n'était pas seul, autour, la vie battait son plein et il ne m'en fallait pas davantage pour donner tout son sens à mon dimanche après-midi : caravanes, jongleurs, saltimbanques, orgue de barbarie, chiens joueurs, marmots en renfort, cheveux longs, sourires et musiciens. Ils étaient tous là. Une minute a suffi pour qu'on se fonde dans cette masse enjouée et radieuse, qu'on se mêle au groupe, qu'on se sente en famille, parce que ces ambiances là sont de celles qui nous réchauffent le coeur et l'esprit. Et puis, on était en avance pour le début du spectacle, tant mieux, ça me laissait le temps de la palabre, et aux enfants celui de faire de beaux bouquets de fleurs et de nouveaux copains.




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Vendredi 18 avril 2008
Les vacances nous donnent le goût des petits déjeuners qui s'éternisent, de rester en pyjama jusqu'à midi. Ce matin, point de farniente : il s'agissait de laver leurs animaux favoris, de passer à l'eau le lion, l'éléphant, le rhinocéros, le cheval et le taureau, même le gros mammouth ou le bison que tous les copains convoitent. Ils ont demandé un drap pour ne pas glisser sur le carrelage, ils ont vidé des caisses de leur contenu pour en faire des baignoires très adaptées, ils les ont remplies d'eau et ont entamé leur vaste opération de nettoyage, scrupuleusement, comme souvent les enfants qui font "tout seul". Le bain était très efficace, chacun étant bien appliqué à sa tâche. A quel moment le vent-il a tourné ? Je ne saurai le dire, mais, parce que les enfants ne manquent jamais d'idées, quelques minutes à peine ont suffi pour que je vois ça :




















Et je ne montre que les photos publiables, je garde les autres, celles où on les voit danser en riant, nus et joyeux autour des animaux oubliés...

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Jeudi 17 avril 2008
Il y a eu les jeux, la cour de leur maison (celle de l'ancienne école du village) revue et décorée à la craie, des cochons pendus sous les regards étonnés, un bon goûter avec des bougies à souffler pour tous, quelques cadeaux, des bonbons, des batailles en règle dans l'herbe, des pipis contre le magnolia en fleurs, de la poterie, des éclats de rire, du thé pour les grands, des portraits du seul qui me laisse encore prendre la photo sans râler, et le soleil. C'est si bon d'être un enfant.
Et c'est si dur aussi. Il y a eu la dispute à cause des bonbons dévorés et engloutis trop vite, plein la bouche, trop dans la bouche, comme un ogre. Il y a eu la frustration des autres de ne pas être de ceux qui reçoivent les cadeaux, ou de ne pas savoir travailler la terre comme on imaginerait, l'angoisse quand "les copains ne veulent pas jouer avec moi",
et tous ces chagrins. Cette somme de petits riens qui n'en sont pas vraiment, qui n'en sont pas du tout quand on a 4 ou 6 ans. 















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Mercredi 16 avril 2008
Ils ont 4 ans aujourd'hui, proposent une fête digne de ce nom dans leur jardin, et ça compte énormément pour les enfants de cette maison. Le soleil nous gratifie même de sa douce chaleur printannière, une fois n'est pas coutume. Au moins, il choisit bien son mercredi. On décide de  faire un gâteau facile et rapide à préparer, mais un gâteau très beau, en forme de coeur puisqu'on les aime.


Pour notre gâteau à 6 mains, on sort des placards :

- 1 yaourt nature soja
- 1 pot de yaourt de miel
- 1/2 pot de yaourt d'huile d'olive
- 1 pot de yaourt de semoule de maïs (type maïzena)
- 2 pots de yaourt de farine de riz
- 2 oeufs
- un peu de poudre levante (sans gluten pour nous)
- 2 pommes

Et au boulot :

- Verser les yaourt dans un saladier, le mélanger avec le miel. Incorporer l'huile d'olive puis la semoule de maïs, la farine, la poudre levante et les oeufs.

- Eplucher les pommes et les couper en dés. Les mélanger à la pâte.

- Verser dans un moule à manqué huilé. Faire cuire 30 minutes environ à 210°.





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